Mercredi 24 septembre 2008
FRIGILIANA , accroché à sa colline est typique
des villagess méditerranéens , éclatants de blancheur , groupés autour de l'église et fleuris à souhait!
La partie ancienne ressemble à cette image idyllique car les constructions actuelles délirantes les entourent et les banalisent .
Sous un soleil au mieux de sa forme , nous avons
laissé les touristes réfugiés sous les tonnelles des cafés , et nous nous sommes lancés dans le labyrinthe des rues étroites .
Les villageois , eux, savent bien qu'on ne sort pas
avant 18h !!
Farniente et conversations feutrées qui s'échappent par les portes
entrouvertes et protégées par un rideau opaque : c'est la seule vie qui règne dans le village à cette heure du jour!
Même les chats font la sieste
!
La chaleur se faisait plus accablante au fil de notre
montée sur les hauts du village .
Le sol de galets usés par les semelles glissait sous nos pas.
Des marches propices se faisaient tentantes pour les
malheureux imprudents que nous étions!
La chaleur et les rayons ardents du soleil imposent de modestes vitrines !!
Le coiffeur et le "super market" , dans les vieilles ruelles, offrent un peu de fraîcheur aux clients dans l'ombre de leurs boutiques
Le scooter fait partie intégrante du paysage .
Sa taille et sa mobilité conviennent bien ici .C'est aussi c'est un mode de déplacement très utilisé en Espagne ...mais quel bruit!
PAMPANEIRA dans LAS ALPUJARRAS
Au dessus d'Almunecar , sur le versant sud de la sierra Nevada , la région est très accidentée , la route sinueuse , monte jusqu'à Trevelèz qui est je crois la commune la plus haute
d'Espagne.(1600m)
Nous nous sommes arrêtés à Pampaneira (Bubion et Capiliera ) .L'isolement de ces villages a permis de maintenir l'architecture traditionnelle .
La spécialité des Alpujarras est le tissage de ces
tapis de coton très colorés.
Toutes les rambardes se parent de rayures multicolores.
Nous redescendons dans la vallée où s'étalent des
champs d'arbres fruitiers et nous regagnons la côte .
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Dimanche 21 septembre 2008
En attendant les photos d'Andalousie ,voici un petit tour au Pays Basque
"Entre soleil et brume"
Tandis que les fleurs éclatantes du magnolia annoncent le printemps , le paysage s'estompe dans un fin brouillard.
L'église du petit village faisait le dos rond comme un chat replié sur lui-même pour un instant de repos
sur le dos d'un fauteuil.
La brume épaisse ternissait le tableau malgré un prunus fleuri au chevet de l'église et le vert naissant de l 'herbe à son pied.
Cette brume alanguissait le paysage et rendait les formes incertaines .
Une grande maison basque émergeait derrière une prairie en pente douce où ruminaient quelques vaches.
Sur un talus en bordure de route , une truie et ses porcelets fouissaient le sol couvert de feuilles
mortes à la recherche de nourriture.
Le chemin bordé de murets commence au cimetière qui encercle l'église et disparaît dans une courbe au
milieu des champs .
au loin, les collines découpées en patchwork dans un camaïeu de verts profilent leurs formes rondes.
Les tombes les plus anciennes du cimetière s'orientent vers l'horizon. Elles s'ouvrent sur un infini
aimable et coloré.
Ce lieu ,dans la simplicité et le silence ,laisse le promeneur songeur et contemplatif.
Saint Jean Pied de Port sortait de sa torpeur hivernale . Fleurs et coquelicots saluaient
la Nive frémissante.
Quelques boutiques s'aventuraient frileusement à dévoiler leurs richesses et le linge
basque en coton raide étalait ses rayures colorées sur les trottoirs.
Jacquot , le pélerin sur la route de Compostelle , bourdon à la main et coquille au chapeau , rappelle que
Saint Jean Pied de Port est l'étape importante avant de franchir la barrière des Pyrénées , l'étape-repos où l'on recentre force et énergie.
Quelque part sur le chemin , à la sortie d'un hameau où des chiens agressent le passant , la Croix de
Gibraltar témoigne de l'histoire des pélerins de Compostelle.
La côte basque française et espagnole distribuait aux regards des couleurs printanières sous le frais
soleil de mars.
Les chaises des cafés commençaient à envahir les trottoirs pour les touristes avides de
profiter des premiers rayons .
San Sébastian , encore bien fraîche en cette approche du printemps , hébergeait pour
quelques jours ces géants aux grands pieds porteurs de messages de bien-être mondial.
Le soleil déclinait derrière les collines qui prenaient des teintes dégradées de violet et
de gris , laissant exploser la luminosité du soleil couchant dans un ciel tourmenté.
Dans cette clarté de fin d'après-midi nous avons pris la route du retour . Elle serpentait au gré des vallons dont le vert éclatait sous la lumière rasante des derniers
rayons.
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